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L'art de la réécriture en vers

 
 
Rss Quelques exemples

Le premier concerne la vie de Jean de La Fontaine, le célèbre fabuliste. Pour bien vous rendre compte du travail fourni par cette rédaction, vous pouvez voir le "modèle" se trouvant sur le site dont la page, en lien, suivante http://www.lafontaine.net/lafontaine/lafontaine.php?id=10 présente sa biographie. C'est à partir de ce texte que ce poème a été rédigé. Il comporte 108 vers et aurait donc coûté 54 euros pour en faire simplement sa versificulpture !

Vous pouvez le découvrir en cliquant sur l'image du livre "Fables inversées", ci-dessous, puis en cliquant sur lire des extraits (pages 7, 8, 9 et 10)

Acheter Fables inversées




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Le second correspond à un récit de vie versificulpté d’après les mots de Liane Muller
Il comporte 3013 vers et aurait donc coûté 1506,50 euros pour le travail de versificulpture auquel il faut ajouter le coût du travail de réalisation d’un ouvrage de 124 pages en format 15 x 21 en 50 exemplaires se montant à 1000 euros.
Autrement dit, un récit de vie versificulpté, mis en page en une centaine de pages, imprimé et tiré en 50 exemplaires peut revenir à environ 2500 euros, tout compris, sans frais de déplacement.
Voici ci-dessous quelques vers de « Ma vie debout » (ISBN n° 978-2-9532312-1-2), non commercialisé jusqu’à ce qu’un éditeur s’y intéresse !

Cet extrait rapporte le regard qu’avait une enfant de douze ans sur sa vie pendant la guerre, en Moselle, plus précisément à Haute-Yutz, à côté de Thionville… avec cette expérience de changement forcé de nationalité, puisque la Moselle, avec l’Alsace était de nouveau annexée…

…/…

Quand les Allemands sont entrés,
En Moselle, j’avais douze ans !
Si bien que j’ai dû terminer
Ma scolarité en deux ans,
En passant leur certificat
Soit « das Schulentlassungs Zeugnis »,
Avec cette remarque-là :
« Gute Schulerin ! » par l’office
Qui attribuait les résultats !

Un peu avant l’occupation,
Après que la guerre fut là
Tout près des murs de la maison,
J’avais un autre instituteur,
Un grand moustachu, très costaud,
Qui me faisait toujours très peur,
Bien qu’il eut aussi deux jumeaux
Qui auraient dû en faire un père
Plutôt qu’un fort méchant bourreau !
Mais c’était, pourtant, le contraire !
Car je n’arrivais jamais tôt,
À l’école, chaque matin,
Parce que la marâtre, au mieux,
Ne nous mettait sur le chemin
De l’école sans une ou deux
Minutes pour souffler un peu
Après avoir pris, à la hâte,
Ce pain trempé dans du café
Au lait ! Alors, telle une batte,
Sa main claquait contre ma joue
Pendant que l’autre me pinçait,
Avec deux doigts, sur l’autre joue…
J’avais la douleur qui restait,
Au moins pendant un bon quart d’heure…
Et mes copines qui riaient
De moi et de mon grand malheur !

Leyendecker, il s’appelait,
Ce maître, ignorant que sa force
Était plutôt très mal placée,
Face à des enfants qui s’efforcent
De faire au mieux pour étudier !

Mais il fut très vite puni
De sa grande méchanceté !
Car, au lieu d’aller à l’abri,
Lorsque la guerre s’est installée,
Il se retrouva mitraillé,
En ouvrant grande une fenêtre
Et en mourut sans s’attarder,
Comme pressé de comparaître
Devant ce Dieu qui l’a laissé
Choisir, avant tout, de frapper
Les enfants, comme ce curé,
Nous apprenant la charité,
Avec une règle à la main
Qui sans arrêt venait taper
Les tout petits doigts des gamins
Qui ne savaient pas leur Cathé !

C’était, sans doute, une habitude
Que l’on avait dans ce vieux monde
Pour prouver que la vie est rude
Et même, parfois, très immonde !

C’est ainsi que le « Schullehrer »,
Qui nous parlait en allemand,
N’acceptait pas la moindre erreur
De ses élèves de douze ans
Qui n’avaient pas bien intégré
Tous les prénoms germanisés
Que l’on nous avait affublés,
Comme « Andréas » au lieu d’André,
Ou « Johann » pour remplacer Jean !

Pendant une leçon de sport,
J’appelais Claire, comme avant,
Et compris que j’avais eu tort
D’appeler, ainsi, ma copine
Qu’on devait appeler « Klara »,
Car je reçus, sur ma trombine,
L’empreinte de ses cinq gros doigts,
Par une claque instantanée,
Au lieu d’une très jolie « Bild »
Que Claire aurait pu mériter
En m’appelant toujours « Mathilde »
Puisqu’on ne put germaniser
Mon doux prénom qui était Liane
Et qui me faisait tant penser
À ma maman sur sa bécane !

Au moment de ma communion,
Il n’y a pas eu de vraie fête,
Car, j’ai reçu l’extrême onction
En même temps qu’elle fut faite !
En effet, lorsque nous étions
Tous rassemblés dans notre église,
Pour recevoir la communion,
Celle-ci fut, justement, prise
Pour cible par un des avions
De l’armée de l’air allemande
Qui commençait l’occupation,
En nous visant, comme des bandes
De fuyards ou bien de pillards,
Pour montrer leur autorité
Et nous indiquer, sans retard,
Que notre nationalité
Venait, brusquement, de changer !
Ce fut la raison pour laquelle
Ce sacrement nous fut donné,
À tous, au cas où ces cruels
Soldats nous auraient mitraillés !

La vie, pendant l’occupation,
N’était pas de toute gaîté
Et, avant la libération,
Notre ville fut évacuée,
Car Haute-Yutz était placée
Sur la voie de la Liberté !

Mais papa s’est bien débrouillé
Pour ne pas quitter la maison,
Car nous avons déménagé
Nos matelas sur le béton
De notre cave et protégé
Les fenêtres avec de grands sacs
Que nous avions remplis de sable
Pour ne pas que les carreaux craquent
Si un obus non souhaitable
Avait choisi notre maison
Pour terminer, à sa façon,
Le voyage de son canon
Jusqu’à sa première explosion !

En effet, grâce à sa radio
Qu’il écoutait bien en cachette,
Papa savait que, très bientôt,
Nous pourrions vivre une vraie fête !
Car les Alliés étaient en marche
Pour libérer aussi Thionville
Et sa banlieue, Manom ou Garche
Ainsi que notre propre ville !

C’est pourquoi nous avons caché,
Un jour, en craignant les pillages
Si nous devions être évacués,
Nos précieux objets de ménage,
Comme le service de table,
Avec ses plats et sa soupière
Qui connaîtra une incroyable
Histoire à la fin de la guerre !

Alors, pour nourrir la famille,
Il prenait quelquefois des risques,
En se rendant, comme une anguille,
Dans nos champs, sans qu’on lui confisque
Ces grands sacs de pommes de terre
Qu’il transportait, avec son dos,
Pendant que, tout, tout près, la guerre
Nous effrayait par ses échos !

Mais ce moment ne dura guère,
Avec son lot de grande angoisse,
Surtout quand je voyais mon père
Partir avec la mine lasse,
En espérant qu’aucune alerte
Ne se déclenche en son absence,
Car il aurait, en pure perte,
Alors tenté sa bonne chance !
C’était un grand soulagement
Que de le voir revenir sain
Et sauf après ce dur moment
Où tout mon cœur battait à plein !

C’était, parfois, même amusant
De voir papa moudre les grains
De blé, avec André l’aidant
Pour les fourrer dans le moulin
À café pour faire la farine
Qui donnera quelques bons pains…

Un jour, nous vîmes la trombine
De cinq ou six Américains,
Avec leurs fusils à la main,
Après avoir, à coups de crosses,
Ouvert la porte avec un foin
Que même un vrai rhinocéros
N’aurait pas fait sur son terrain !
Ils voulaient voir si des soldats
Allemands n’étaient pas en train
De se cacher sous notre toit !
Mais comme il n’y en avait pas,
Ils s’installèrent, pour une nuit,
En nous laissant du chocolat,
Quelques conserves et puis aussi
Une surprise rigolote,
Dans notre soupière, cachée
Au grenier… C’était une crotte,
Déposée-là quand leurs culottes
Devaient aussi être baissées…
Ce qui, plus tard, nous mit la glotte,
Un peu serrée, quand, au dîner,
Nous recevions, de la soupière,
Un bon potage agrémenté
De carottes encore tout entières !
Car on ne pouvait s’empêcher
De repenser à ces soldats,
Dont deux étaient tout aussi noirs
Que du charbon ! Car c’était la
Première fois de mon histoire
Que je voyais cette peau-là !

Une telle intrusion brutale,
Bien évidemment, me marqua
Et malaxa, vraiment, pas mal
Mes sentiments, mêlés de joie,
En voyant nos libérateurs,
Mais aussi de peur et d’effroi,
En pensant à tous les malheurs
Que cette guerre aura donné,
Comme à ce très jeune soldat
Allemand qui fut trouvé tué
À côté de notre habitat !

Après notre libération,
Nous étions à nouveau Français,
Très soulagés que les canons
Se soient tus et qu’enfin la paix
Soit de retour dans nos maisons !

…/…


***


Le troisième correspond à l'oeuvre du chat botté, célèbre conte de Charles Perrault.
Vous pouvez le relire en cliquant sur le lien suivant http://www.momes.net/contes/chatbotte/chatbotte.html
Il comporte 120 vers et aurait donc coûté 60 euros pour en faire simplement sa versificulpture.


Le chat botté en vers

A sa mort, un meunier
Léga à ses trois fils
Le moulin à l'aîné,
L'âne au second des fils
Et son chat au plus jeune
Qui s'en trouva marri
Car il voyait le jeûne,
A jamais dans sa vie,
Après avoir mangé
Et dépecé son chat
Afin de fabriquer
Un manchon pour ses doigts !
Le chat qui l'entendit
Rassura son bon maître
Et lui demanda si
Il pouvait lui remettre
Un sac et puis des bottes
Sans préciser pourquoi !
Lorsqu'il eut mis ses bottes
Il alla dans un bois,
Après avoir encore
Mis du son dans son sac
Et, surtout, fait le mort,
Tout à côté du sac,
Jusqu'à ce qu'un lapin,
Attiré par le son,
Découvre aussi sa fin...
Car le chat était bon
Chasseur et, quel que soit
L'endroit de ses forfaits !
Puis, il offrit au Roi
Ce beau lapin tout frais
Et puis recommença
D'offrir ainsi au Roi,
Pendant deux ou trois mois,
De beaux gibiers de choix,
Selon lui, venant du
Marquis de Carabas
Qui n'était pas connu
Jusqu'à ce que le Roi
Et sa fille, en carrosse,
Entendent notre chat
Crier, à toute force,
"Au secours, il se noie !",
En parlant de son maître
Auquel il demanda
D'aller tout nu se mettre
A la rivière, en bas,
Avant que le carrosse
Ne passe à sa hauteur !
Puis, tout près du carrosse,
Dit au Roi qu'un voleur
Emporta ses habits !
Alors, le Roi, lui-même
Fit venir un habit
Qui fit du marquis même
Un fort beau gentil'homme
Que la fille du Roi
Trouva très beau en somme
Lorsqu'il la regarda
En faisant de doux yeux !
Le Roi, voyant cela
Et le coeur amoureux
De sa fille en émoi,
Le fit alors monter
Dans son joli carrosse
Afin de continuer
La balade en carrosse
Dedans cette contrée
Que le chat, loin devant,
Avec ses pieds bottés
Fit dire aux paysans
Qui étaient apeurés
Qu'elle était au marquis,
Car la chair à pâté
Qu'il leur avait promis,
S'ils ne le disaient pas,
N'était pas de leur goût !
Si bien que tous ceux-là
Répondirent, du coup,
A chaque fois au Roi,
Quand il le demandait,
Que tous les beaux endroits
Où ceux-là travaillaient
Etaient à ce marquis
De Carabas, surpris,
Comme le Roi aussi,
Tout en étant ravi
De voir tant de richesses
Dans les mains de celui
Qui, par sa gentillesse,
Démontrait qu'un marquis
Pourrait être un bon gendre
Surtout grâce au château
Que le chat vint lui tendre
Après qu'il eut, plus tôt,
Mangé l'ancien Seigneur,
Un ogre aux grands pouvoirs
Qui lui avait fait peur
Lorsqu'il a voulu voir
L'ogre changé en lion...
Mais qui s'est fait avoir
Quand vint cette question
Du chat lui faisant croire
Qu'il était impossible
De se changer en rat
Ou en petit nuisible !
Car un chat est un chat,
Même en étant botté,
Ce que l'ogre n'a pas,
Bien qu'en étant futé,
Intégré, cette fois,
Puisqu'il perdit la vie
Et, bien sûr, son château
Revenant au "marquis"
Qui avait bien du pot,
Ce jour-là, car le Roi
Lui donna en mariage
Sa fille et fit du chat
Un Seigneur des parages !


***


Le quatrième concerne un court récit pour commenter la photographie d’une première voiture, par son propriétaire qui l’a remplacée par une Toyota Prius en profitant de la prime à la casse…
Il comporte 29 vers et a donc coûté 15 euros pour en faire sa versificulpture ! Cet exemple permet de rappeler que le coût minimum pour une versificulpture de moins de 30 vers est de 15 euros ! On peut noter que si les vers avaient été réduits à 4 pieds au lieu de 8, le coût aurait été de 29 euros pour 58 vers ! Ce qui eut été fort admissible car ici les rimes avec la fin du vers se trouvent à leur propre hémistiche !



A Titine, ma première auto !

Ta destinée fut écourtée,
C'est pas de pot, par une auto
Plus écolo, car les impôts,
Pour te casser, m'ont remboursé
Au moins deux fois ce que, pour moi,
Un étranger aurait donné
Pour t'acheter et continuer
De trop polluer sur les chaussées.
Ce fut, pourtant, un dur moment
A supporter, car le passé,
Pendant douze ans, à ton volant,
Etait géant, notamment quand,
En plein hiver, j'ai été fier
De toi, je pense, car la confiance
Etait présente, grâce à tes jantes
bien adaptées à la chaussée
Très enneigée... puis, en été,
Le Tour de France fut notre chance,
A tous les deux, de vivre à deux
En amoureux, comme tous ceux
Qui le suivaient et qui dormaient
Sous canadiennes quoiqu'il advienne !
Merci à toi et à ton toit
Qui protégeait quand il pleuvait,
Bien qu'à la fin, tu étais moins
Bien en état que ne l'est ma
Belle Prius qui peu ne suce
De carburant et surtout quand
Dans les bouchons, nous patientons !




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Le cinquième concerne une réécriture en vers de la traduction en prose par François-Victor Hugo de la célèbre tragi-comédie de William Shakespeare, Roméo et Juliette
lire des extraits en cliquant sur l'image du livre :

Acheter Roméo et Juliette (Traduction en vers)



 
 
Note: Aucun avis
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Ecrit par: versificulpteur, Le: 28/05/09


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